le suivi macabits

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Le "macabit" : un petit mérou bio-indicateur de l'état de la ressource halieutique de nos récifs coralliens.

Comme chaque année au mois de janvier, l'équipe de Réserve Naturelle Marine se mobilise pour évaluer l'état des peuplements de "macabits" ou "mérou gâteau de cire" (Epinephelus merra) afin d'assurer une pêcherie traditionnelle durable de ce petit poisson très apprécié dans la gastronomie locale

A La Réunion, ces poissons sont pêchés traditionnellement à la ligne ou « gaulette » (canne à pêche) dans les « lagons ». Pour éviter la surpêche et s’assurer que les « macabits » ne disparaissent des récifs coralliens, la pêche est réglementée dans la réserve marine et le stock de poissons est évalué chaque année.

Dans la Réserve Marine, la pêche aux « macabits » est autorisée dans les « lagons » uniquement pour les détenteurs d’une carte de pêche traditionnelle entre 5h et 12h et sur des zones restreintes de l’Ermitage- la Saline les Bains, de Saint Leu et de l’Etang Salé. Les individus prélevés doivent être supérieurs à 10 cm et la pêche est limitée à 5 kg maximum par pêcheur et par jour. Le « macabit » peut aussi être pêché depuis les côtes rocheuses en dehors des zones récifales sans autorisation particulière (carte de pêche traditionnelle), cependant cette pratique doit être réalisée de jour dans la limite de 5kg par jour et par personne.

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Ainsi depuis 2008, la Réserve Marine estime le nombre et la taille des « macabits » sur différents sites afin de suivre l’évolution du stock dans le temps. Une évaluation des peuplements coralliens sur ces sites est aussi réalisée en parallèle du suivi des poissons.

Cette année, le suivi est réalisé par Anna Garnier et Ludovic Dijoux, deux étudiants en Master Best de l’Université de la Réunion et par les agents de la Réserve Marine. 90 stations sont ainsi échantillonnées sur des zones de platiers coralliens de Saint-Gilles-les-Bains à Saint Pierre. Ces étudiants en biologie, en stage à la réserve, réaliserons l'analyse des données avec la Responsable scientifique du GIP RNMR.

Les résultats antérieurs de cette étude montrent que les « macabits » préfèrent les habitats riches en coraux vivants et que les zones classées en protections intégrales jouent leur rôle de préservation en  permettant à ces poissons récifaux de se développer sereinement et de repeupler d’autres zones de la réserve notamment celles ouvertes à la pêche.

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