Depuis plusieurs années, la Réserve nationale marine de La Réunion réalise des suivis des pêcheries traditionnelles dans le cadre de son objectif de gestion durable des ressources halieutiques.
Cependant, une partie des activités de pêche de loisir n’est pas connue. Le GIP RNMR souhaite compléter sa connaissance des différentes activités pour évaluer leurs pressions et leurs impacts sur les ressources exploitées.
LE PROJET PÊCHE REC-RUN
Ce projet est lauréat du programme BESTLIFE2030, destiné à soutenir les projets de conservation de la biodiversité dans les pays et territoires ultra-marins européens et coordonné par l’UICN et en France, co-porté par l’Office Français pour la Biodiversité (OFB). Le projet a été lancé en janvier 2025 pour une durée de 24 mois, à l’initiative de la Réserve Marine, porteur du projet en partenariat avec l’IFREMER.
Il vise à acquérir des données sur la pêche de loisir afin :
(1) d’améliorer les connaissances sur les pratiques de pêche,
(2) et d’évaluer les pressions exercées sur les ressources halieutiques afin d’adapter les mesures de gestion et la réglementation dans le périmètre de la RNMR pour maintenir durablement les stocks à intérêt halieutique et les pratiques.
LES ACTIONS
Afin de mener au mieux ce projet, des actions sont mises en place autour de trois axes : le temps, l’espace et la quantification.
- Pour l’analyse des activités de pêche à une échelle temporelle, une synthèse historique sur les différents usages des littoraux réunionnais et de leur valorisation est faite afin d’illustrer l’évolution de l’exploitation des ressources biologiques des récifs coralliens à La Réunion et de mettre en perspective la situation actuelle par rapport à la situation antérieure.
- Pour des analyses à une échelle spatiale, des survols en ULM et par drone sont faits afin d’obtenir des données de fréquentation sur site, toujours dans le périmètre de la RNMR.
- Enfin, pour caractériser les pratiques de pêche et quantifier l’effort de pêche, différentes données sont collectées et analysées. Parmi elles, des données de terrain seront recueillies auprès des pêcheurs via un sondage anonyme. D’autres données seront utilisées : celles de la pêche préventive de requins effectuée par le Centre Sécurité Requin (CSR), celles de la pêche « traditionnelle » pratiquée dans les lagons ou encore les données de captures relevées lors des opérations de contrôle.
Cofinancé par l’Union européenne. Les points de vue et les opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de CINEA. Ni l’Union européenne ni l’autorité subventionnaire ne peuvent en être tenues pour responsables.